27.10.2008
24 novembre 2006
Cher journal de mon cœur,
Tu es entre les mains d’une nouvelle Juliette, exit les cheveux longs et châtains, place aux courts et bleus, c’est le résultat d’un week-end chez une connaissance de la fac; Lilou, qui en plus d’être lesbienne est fétichiste des cheveux et elle vouait une passion aux miens. En cadeau pour la remercier de la nuit fantastique qu’elle m’a faite passée je lui ai offert. Par chance, elle possédait une tondeuse, en plus de la super « bikini » de calor, et elle a pris un énorme plaisir à me dénuder la tête.
Passer de 80cm à 80mm est un sentiment que je qualifierais d’assez particulier mais pas désagréable au final. Après cette nouvelle expérience, nous avons passer notre dimanche au lit, et lundi nous avons omis de nous lever pour aller à la fac, il était plus agréable de rester dans les bras l’une de l’autre. Et lundi soir, j’ai failli être à la rue, j’avais oublié mes clés et Romane ne me reconnaissait pas à travers l’œil de bœuf , j’ai du téléphoné sur le fixe puisque je n’ai pas son numéro de portable et lui dire « Romane ouvre s’il te plait, c’est moi devant la porte !!!!! » pour sa défense on peut expliquer son manque de reconnaissance par le fait que je l’ai réveillée, oui à 18h, et qu’elle a du avoir un week-end chargé avec Gwen.
Heureusement que je n’étais pas à la grotte, je ne me sens toujours pas capable de revoir mon ex, et encore moins de les voir ensemble, à niaiser en se faisant des petits bisous, se disant des “ma chérie”, et autres “mon coeur”, rire de choses que je ne peux pas comprendre, pourtant il faudra bien que je le fasse un jour, surtout si entre elles ça dure longtemps.
Enfin bref, pour en revenir à lundi, j’arrive à l’appart, je sonne, je téléphone, Romane ouvre la porte et…
«-Juliette!!!!! Mais qu’est-ce que t’as fais? ! »
-Tu n’aimes pas? Avec un air navré
-Tu rigoles?! J’ADORE !
-……
-Enfin, comme ça tu ne peux plus sortir, toute la rue va te tomber dessus
-Oh ben c’est pas grave ça
-Tu vas me faire de la concurrence…
-Mais noooon, tu prendras mes exes, ce n'est pas grave, tu l’as fait une fois, ça ne va pas te déranger de recommencer.
-Tu sais très bien que je suis désolée, et que je n'avais pas prévu ce qui se passe avec Gwen, je l’ai trouvé en pleurs dans le couloir, j’ai voulu la consoler et ça a dérapé, elle m’a embrassé.
-Tu aurais pu la rejeter doucement
-Non… je ne sais pas le faire. Et puis je te croyais hétero donc Gwen n’en qu’une amie dans mon esprit.
-Tu as donc cru à mon histoire de cousine malade? (en se retenant de rire)
-Euh nan, mais… c’était plus simple de se voiler la face »
Romane était au bord des larmes à ce moment, j’ai donc préféré arrêter ce procès qui était inutile en fait, on avait toutes les deux des torts dans cette histoire.
« -Excuses-moi de remettre sur le tapis, c’est pas grave, tu pouvais pas savoir et puis si elle n’étais plus avec moi à ce moment là, c’était de ma faute, c’est moi qui l’ai trompé et elle avait tout à fait le droit d’avoir quelqu’un d’autre dans sa vie… sauf que c’est pas facile à accepter d’être remplacer si vite. » Et je me suis avancée vers Romane pour lui faire un bisou sur la joue.
Elle a souri avant de changer de sujet, pour me dire qu’elle a une teinture bleue électrique dans son armoire et qu’elle est persuadée que ça m’ira à ravir…
Et c’est comme ça que je me suis retrouvé en soutif devant Elle, qui me massait le crâne pour que le produit imprègne bien.
Du 17 au 20novembre, ma vie était placée sous le signe de la luxure..
00:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.10.2008
18 novembre 2006
Voilà, ma mère est repartie, elle a passé trois jours avec moi, nous sommes revenues à l’appartement, sans elle je n’osais pas y aller, je ne voulais pas revoir les lieux où j’ai failli tuer celle que j’aime, et me tuer par la même occasion, mais ça je ne pouvais pas le dire à ma mère, donc j’ai prétendu ne pas pouvoir revoir seule la pièce où mon agression s’est déroulée.
J’espère de tout mon coeur que Romane et/ou Gwenina ne se rappelle (nt) pas de qui les a poignardées. Je vis à travers elle, et Gwen est une ennemie pour moi je l’écrase entre mes doigts. En tous cas; elles n’ont pas eu l’air de vouloir se venger quand on les a vu, enfin croisées, elles m’ont demandés comment je vais, quand je suis sortie de l’hôpital et qui était la femme qui m’accompagnait, quelles étaient mes blessures etc etc. J’ai été rassurée de les voir saines et sauves, j’avais pas de nouvelles d’elles depuis 10jours quand même, Arthur n’est pas repassé après avoir déposer mon journal, enfin toi.
Passer la porte n’était pas une chose facile, j’ai eu du mal, je ne voulais pas voir le sang qui souillait la moquette de l’entrée, mais elle avait été nettoyée, heureusement, pourtant le long du chemin, les images de ma tentative de meurtre me revenaient peu à peu, je me revoyais debout à attendre et puis leur arrivée et le couteau qui se plante dans leur corps, la dureté de la peau puis la tendresse de la chair . Je ne comprends toujours pas mon geste, je me fais peur, et mentir toujours, tout le temps, jusqu’à la fin de ma vie, me panique, je hais mentir et là je dois le faire pour tous.
Avec ma mère, nous avons passé une journée à nous occuper de nous, je déteste faire la fille, une journée en institut de beauté c’est un supplice pour moi, mais pour elle, je devais le faire, elle avait besoin de se retrouver avec la fille qu’elle avait avant, et moi, je jouais à la petite fille parfaite, je suivais l’exemple de mes amies, tu sais celles qui m’ont rejetées à cause de ma différence , je jouais à l’hétéro, les petits amis en moins. Et pendant trois jours j’ai renfilé mon costume, je suis pressée de redevenir moi, je suis en manque de baggy, de vans et de pull trop grand, j’ai envie de couper mes cheveux aussi, pour dire au revoir à la Juliette d’avant une fois pour toute, et si je me rasais la tête? Ça ferait un super changement, le symbole de la fin de ma vie hétérosexuelle.
En fait, j’aime pas qu’on s’occupe de moi, je ne m’aime pas, et que quelqu’un d’autre touche mon corps, lui fasse du bien, je ne l’accepte pas, mais au final, c’était agréable les massages, le maquillage et l’épilation, j’ai moins aimé, mais il faut avouer que c’était bien fait, et finalement une journée en fille , de temps en temps, c’est pas si mal, mais il ne faut pas que ça soit trop souvent, en trois mois, j’ai pris mon indépendance et je ne veux pas reprendre mon costume à plein temps.
Comme tu peux le voir, je suis toujours perdue, je ne sais pas quoi faire de moi, de ma vie, mon avenir, mes sentiments, mon appartement, mes études. J’ai une seule certitude de plus qu’il y a trois jours, je sais que ma mère m’aime et que quoi que je fasse ; elle me suivra , elle ne veut pas me reperdre, trois mois sans moi lui ont permis d’ouvrir les yeux sur l’amour qu’elle me porte, et que si elle doit mentir à son mari elle le fera, elle veut me protéger, et revenir dans ma vie, on a décidé qu’on se verrait au moins par mois si c’est possible, elle viendra un jour ou un week-end chez moi. On a besoin de se parler, d’égale à égale, de femme à femme et plus d’enfant à parent, je n’accepterai plus jamais de lui être inférieure, j’aurai trop peur qu’elle m’enferme à nouveau. On doit réapprendre à se faire confiance mutuellement.
L’avenir nous donnera les réponses à nos questions.
00:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.10.2008
11 novembre 2006
Il y a deux mois, je te demandais si les miracles existaient aujourd'hui j'ai la preuve que c'est le cas, en effet, en sortant de l'hôpital il y a deux jours j'ai téléphoné à ma mère, j'avais besoin de sentir que je suis aimée, je voulais un point de chute, un nid où être protéger, pour me guérir moralement, pour ça les médecins ne pouvaient rien pour moi, j'étais trop violente avec eux, je refusais leur aide, ils m'ont fait sortir, puisque physiquement j'étais en parfait état. Je ne voulais toujours leur parler, des qu’ils m’approchaient je pleurais, je me pelotonnais dans un coin de mon lit, lit que je détestais d’ailleurs, il n’était que ma prison, une prison blanche, le souvenir de ma folie, ma douleur, mon amour pour Romane, quelque chose que je ne peux assumer. L’aimer c’est mourir à petit feu.
Bref pour en revenir à ma mère, je l’ai appelé en sortant de l’hôpital, j’ai appelé quand j’étais sure de tomber sur elle, puisque mon père était au travail, je ne me sens pas capable d’entendre sa voix et ses reproches pour l’instant. Ma mère a pleuré quand elle m’a reconnu, elle ne croyait pas que c’était moi au début, notre conversation donnait à peu près ça :
« -Allo
-Maman?
-Juliette, c’est toi?!! Juliette? « reniflements »
-Oui, maman, c’est moi, arrête de pleurer sil te plait
- Mon bébé, ça fait trois mois que j’attends ton coup de fil »
A ce moment, j’ai eu envie d’exploser le téléphone contre le mur, ça fait trois mois que je suis partie, et elle n’a fait aucune recherche pour savoir où je suis, et là elle me fait des reproches, mais si elle et son cher mari ne m’avaient pas enfermés, je ne me serai pas enfuis. Mais j’ai gardé mon sang froid et j’ai simplement répondu
« Maman, j’ai besoin de toi, je sors de l’hôpital, je me suis fais agresser par un fou, ainsi que ma collocatrice et son amie, je ne sais pas même pas si elles sont encore en vie, viens me voir sil te plait, j’ai besoin de toi.
-Juju, je voudrais bien, mais je ne sais même pas où tu vis, j’ai aucune nouvelle de toi depuis ta fugue en juillet, mais bien sur que je viens te voir, je reste avec toi le temps que tu veux, dis moi juste quand et où et j’arrive.
-Excuses-moi, je vis à Paris et je veux que tu viennes, le plus tôt possible, mais ne dis rien à papa, je ne veux pas qu’il sache où je suis, je refuse qu’il m’harcèle et me traite d’anormale. Chaque jour qui passe me confirme le fait que je suis homosexuelle, ce n’est pas une passade, c’est un fait, tout comme j’ai les yeux bleus, c’est une partie de moi, j’y suis pour rien, et vous non plus, vous étiez des bons parents.... mais vous ne pourrez pas me changer.
-Je sais tout ça, mais tu nous a pas laissé le temps d’accepter la nouvelle, du jour au lendemain tu nous annonces ça, tu n’as pas chercher a comprendre que pour nous c’était difficile à digérer, t’as brisé nos rêves, mais aujourd’hui, j’ai compris que je dois regarder la vérité en face et que tu es capable de nous oublier si nous ne faisons pas un pas vers toi. Pour ce qui en est de ton père, je ne sais pas s’il fera cet effort, c’est vraiment dur pour lui, tu étais sa petite fille chérie, il rêvait de te mener à l’autel.
-Mais !! Je vais me battre pour avoir le droit au mariage, et il pourra m’emmener devant monsieur le curé, peut-être que le marié sera très féminin et qu’il portera une robe, ou peut-être que ma future femme acceptera de porter un costume pour faire plaisir à son beau-papa.... ou peut-être que papa ne viendra pas.
-Laisse lui du temps, en attendant, tu veux que je vienne quand?
-Des que tu peux, préviens moi avant, que je vienne te chercher à la gare.
- Je regarde mon agenda et je te rappelle. A bientôt. »
Je ne sais pas trop quoi penser de cette conversation, on était très distantes, je crois que nos trois mois de séparations, nous on fait du bien dans le sens où elle accepte un peu mon homosexualité, mais elle est tellement froide, et moi j’ai l’impression de ne plus avoir besoin d’elle finalement, parce qu’elle n’arrive pas à me rassurer alors que je l’appelais pour ça, enfin , on verra quand elle me rappellera et quand on se verra pour savoir comment ça se passe en vrai.
00:00 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
06.10.2008
2 novembre 2006
Tu vois? J'en étais incapable, et puis, il y a eu cette vision d'horreur dans mon/notre salon, je me suis pris leur amour en plein dans la tête, et j'ai compris que Romane ne m'avait même pas remarqué, j'étais un meuble, oh un meuble bien pratique, je payais un bout du loyer, que je sois là ou pas, ça ne changeait pas grand chose, elle vivrait sa vie sans se préoccuper de ma présence, et tant pis si je découvre des choses que je ne veux pas voir. Tant pis pour moi si je souffre de cette situation, si je voulais pas être au courant de ça, je n'avais qu'à pas partir de chez mes parents, j'aurai pu me refoulé, des milliers de personnes y arrivent, pourquoi pas moi?
Ah oui, je viens de me rappeler pourquoi je ne voulais pas être refouler. J'avais l'espoir d'être heureuse, on voit le résultat n'est ce pas? Je suis bonne à être enfermé, j'ai commis deux tentatives de meurtres, et une tentative de suicide, je suis clouée sur un lit d'hôpital et je suis sans amis, ni famille. Peut-être que j'étais pas si mal au fond de mon placard après réflexion, mais le mal est fait, je ne peux plus retourner en arrière, il ne me reste plus qu'à assumer mes actes. Et devenir encore un peu plus adulte.
Peut-être que cette fois ci, assumer est un synonyme de disparaître? En tous cas, c'est le choix que j'ai fais, des que je serai capable de sortir de cet hôpital, je retournerai à l'appartement, je prendrai mes affaires et je disparaîtrai, je vivrai à l'hôtel le temps de me retrouver un colocataire, je prendrai un homme, un vrai, un qui ne m'attirera pas, un hétéro, et peut-être qu'il tombera follement amoureux de moi, alors je ferai semblant que son amour est réciproque, nous vivront heureux, et nous auront beaucoup d'enfants, je deviendrai une poule pondeuse, tous les ans, un nouveau poussin viendra au monde, et mon mari sera fier de moi, je lui ferai sa popote et je repasserai ses chemises, pendant que Riri, Fifi et Loulou mes triplés de 5ans joueront aux trains électriques et que leur soeur Marie-Marguerite gazouillera dans son berceau, les plus grands seront à l'école et la jeune fille au pair s'occupera des moyens. Bien sur, nous aurons un chien, c'est important le chien, ça sociabilise les enfants, et leur apprend peu à peu à être responsable d'autrui.
Encore une fois, mon esprit part en live, il ne m'obéit jamais, c'est impossible de partager le même corps, il prend toujours l'avantage, moi, j'en ai marre !! Je déclare forfait et je m'en vais, je sors, je vais en ballade, je reviendrai plus tard, demain? Ou jamais? Oh Jamais, comme j'aime ce mot, d'ailleurs "aimer" et "jamais" c'est presque pareil, est-ce un signe? Toujours est-il que je sors de mon esprit, pour me permettre de m'exprimer librement, sans qu'Il intervienne sans cesse. Comme il l'a dit, j'ai décidé de partir de l'appartement que je partage avec Romane, je pense que c'est la meilleure solution pour nous deux, pour elle car je ne risque plus de la tuer et elle pourra vivre son histoire d'amour avec Gwen sereinement, et pour moi afin que je ne souffre plus. Je ne sais pas de quoi je suis capable par jalousie, j'ai déjà essayé de les tuer une fois, j'ai peur de recommencer et puis la douleur de savoir que Romane ne pourra jamais être celle que j'attends me déprime, je suis comme une enfant le matin de Noël, devant elle il y a des tonnes de cadeaux et puis elle réalise en lisant les noms sur les paquets, qu'il n'y a rien pour elle, on l'a oublié.
Et surtout, je sais que si je ne pars pa s, je ne pourrai pas oublier Romane et je ne pourrai jamais évoluer convenablement.
00:00 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
29.09.2008
1er novembre 2006
Mais voilà, depuis quelques temps , j’ai plutôt un costume de cadavre ambulant, j’ai des cernes énormes, des bandages autour de la tête et les lèvres tuméfiées et je suis encore plus blanche que d’habitude, on dirait que mes globules rouges ont décidés de faire grève, ils me punissent? J’en sais rien, je ne veux pas savoir peut-être. Le fait d’être seule dans ma chambre est aussi une punition, je n’ai rien à faire à part penser, voir et revoir le film de ma tentative de meurtre dans ma tête, me demander comment j’ai pu arriver à faire ça. Est-ce que je suis folle? Est-ce que je suis dangereuse pour l’humanité? Est-ce que c’était juste un crime passionnel? Et pourquoi j’ai eu une réaction si violente? Il y a quelque chose de pas normal dans cette histoire, et ne pas savoir quoi me dérange, j’arrive plus à dormir, je ne fais que pleurer quand je ne pense pas.
Je suis un animal blessée, je suis recroquevillée sur moi-même, je me fais la plus petite possible dans le grand lit blanc avec des tuyaux partout autour de moi, je refuse de parler, de me nourrir et de le lever, alors on m’a perfusé, maintenant, j’ai un tuyau dans le nez pour que je respire, même quand j’ai pas envie (ben oui, j’ai essayé de me retenir de respirer l’autre jour parce que je m’ennuyais, mais ça a pas beaucoup fait rire les infirmières bizarrement ); un tuyau dans le bras pour faire passer le miam liquide, un autre pour faire les médicaments, un dernier qui sert à je ne sais pas trop quoi, et puis régulièrement on vient me faire une prise de sang,et puis prendre ma température et regarder dans ma gorge si ça va mieux, en mettant un bâton en bois pas bon dans ma bouche, apparemment ça les dérange pas trop que je n’ai pas bu depuis une semaine et que donc j’ai la gorge super sèche et quand on me fait tirer la langue, ça me râpe de partout et j’ai mal !!
Ma gorge va mieux, même si je parle encore comme Dark Vador, oui parfois je fais des tests la nuit quand personne m’entend, et je progresse, petit à petit, j’arrive à m’exprimer plus clairement et en ayant de moins en moins mal, je suis pourtant loin de la guérison total et je pense que les médecins ne me laisseront pas partir sans que j’aille visiblement mieux, ils vont probablement m’envoyer parler à un psy aussi, mais qu’est-ce que je vais lui dire? Je vais devoir lui mentir, et essayer de vraiment lui faire croire que ça va, que je ne suis pas traumatisée par mon agression, que tout va bien et que je veux juste rentrer chez moi pour retrouver un peu de tranquillité, que j’espère que mon agresseur sera bientôt retrouver et qu’il aura une condamnation digne de ce nom car c’est un acte horrible de s’attaquer à trois jeunes filles innocentes et de s’enfuir comme ça. Je lui ferai croire que je suis forte, et qu’à l’extérieur on me soutiendra, c’est peut-être ça le pire des mensonges, à l’extérieur je suis seule, et la preuve, depuis une semaine que je suis là, à part Arthur qui est passé en coup de vent deux ou trois fois, personne ne m’a rendu visite, chaque instant montre un peu plus ma solitude. Et si j’avais essayé de nous tuer pour arrêter d’être si seule? J’avais sûrement l’envie de partir accompagnée dans l’au-delà, alors j’ai voulu prendre Romane et Gwen avec moi, et après j’ai cherché une excuse pour expliquer mon geste, les retrouver ensemble a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ou alors comme dirait Skin
« I can't weep, only cry
I can move, I deny
see my smile eat, eat, eat
fe, fe, feed you so damn sweet
she's calling, she's calling
she's my heroine, she's my heroine
fingers going down down
she's my héroïne"*
Romane est mon héroïne et je ne ressens pas que de l’amitié pour elle?
00:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
