02.03.2009

28 avril 2007

Eh voilà, ce qui devait arriver, arriva, Romane m’a quitté, ce n’est pas étonnant, je ne peux pas concevoir qu’elle ait pu rester avec moi autant de temps, avant de me jeter violemment … sur le lit et de me couvrir de baisers et finalement me dire de partir de retourner dans ma chambre au petit matin. Sauf qu’on y était déjà, mais bon, j’ai préféré ne pas lui poser de questions et je suis allée dans la sienne, je sentais que quelque chose n’allait pas.
J’ai sorti Kapsule de sa cage, et je lui ai fais un gros câlin en lui chuchotant des confidences et en lui demandant si elle sait ce que sa maîtresse a et pourquoi elle a un coup de folie aujourd’hui. Parce que franchement, je ne comprends pas, même pas un tout petit peu ce qui ce passe.

Surtout que je suis seule dans je me réveille, Romane est partie de grotte, je la cherche partout, je vais même jusqu’à aller chez la voisine :
« Bonjour, vous avez pas vu ma copine ? C’est une belle butch d’1m63 ou 64 avec un baggy, un t-shirt noir, les cheveux courts châtains, des Etnies aux pieds et un regard à vous faire tomber par terre. Ah ouais, vous ne savez pas ce qu’est une butch ; ben euh une butch c’est Romane la femme de ma vie !!
- « Parce que c’est une femme ? »
-« Il parait, enfin hier soir elle était encore biologiquement femme mais ça a pu changé depuis »
- « … »
- Ne vous inquiétez pas, elle ne mord pas et nous ne sommes pas contagieuses vous ne risquez pas de devenir lesbienne
-Je sais bien, mais de toutes façons, je le suis déjà.
-Oups, pardon excusez moi »
Et je suis partie en rougissant, je ne suis pas très habituée au double coming outs. J’ai pensé après que j’aurai du aller vérifier dans son lit si je n’y trouve pas Romane nue et énervée d’avoir été déranger par son officielle en pleine action extraconjugale.

Mais comme je suis trop parfaite comme copine, je suis, simplement, rentrée et je l’ai attendu jusqu’à 5heures, heure à laquelle elle revenait du Pulp où elle avait dragouillé deux jeunes héterotes qui ont affirmées avoir 19ans alors qu’elles ne doivent pas dépasser les 17. Encore deux adolescentes en manque de rébellion … La drague a bien marché puisqu’elles ont fini par danser, ou plutôt se tripoter en musique, au milieu de la piste, à défaut d’aller dans une backroom, étant donné qu’elles ne sont toujours pas invitées dans les lieux lesbiens.

Elle est venu me faire un bisou puis est partie dans son antre en se déshabillant au fil du chemin, me permettant ainsi de détaillé ce corps maintes fois touché, léché, caressé, regardé qu’il soit endormi ou en action. Ce corps que j’aime et qui me fait rêver, ce corps qui complète si bien le mien, comme s’ils n’étaient, simplement, qu’une même pièce déchirée et qui se recolle à chaque étreinte.
Je l’ai remercié en silence d’avoir laisser la porte de ma chambre ouverte, elle me connaissait et savait que j’appréciais de l’entendre bouger, cela me rassurait. Cette nuit là, elle ne voulait pas me blesser, alors sa porte n’a pas été claquée, c’était une (toute) petite victoire. Elle ne voulait plus de moi mais elle n’avait pas l’ambition de me désespérer…

Et puis, j’ai ouvert les yeux et j’ai réalisé que j’avais rêvé, Romane dormait paisiblement sur le ventre à mes côtes, je me suis retournée, couchée tout contre elle qui ne portait que mon boxer préféré, j’ai embrassé son dos, un léger grognement m’a fait sourire, c’était comme ça que je l’aimais. J’ai mis mon bras autour de sa taille et je me suis rendormie en plongeant mon nez dans son cou, j’avais terriblement le besoin de la sentir pour me rassurer après la peur que mon rêve m’avait fait. Finalement, on pourrait appeler ça un cauchemar.

Nous nous sommes réveillées trois heures plus tard, et elle n’a pas compris pourquoi je la serrai si fort, je n’avais pas l’envie de lui expliquer à quel point la perdre me fait paniquer. Je tiens trop à mon indépendance, du moins en attirance, puisque je sais que je suis dépendante d’elle.
C’est une jolie dépendance, elle s’appelle Amour.

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