16.02.2009

11 avril 2007

Bubulle m'a tuer  (oui j'ai de belles références, je sais , je sais)

Ou plutôt, j'ai tué Bubulle mais je n'ai pas fais expres, j'ai oublié de remettre de l'eau dans son bocal après l'avoir changer, et ça a fait un poisson grillé, surtout qu'il était sous la lampe de mon bureau. Je m'excuse auprès de mon cher poisson rouge et j'espère qu'il est bien dans le paradis des poissons rouges morts par bêtise de leur maître. Il aura eu une belle vie tout de même, Romane me l'avait offert en novembre pour s'excuser de m'avoir voler Nina et il était un peu devenu le symbole de notre amitié devenue amour; Si j'arrivais à faire vivre Bubulle, je pourrais faire vivre une histoire d'amour pendant longtemps.  C'est bête un peu comme idée, puisque l'espérance de vie du poisson rouge est tout de même assez réduite en comparaison avec celle de l'humain, en particulier quand il s'agit d'une femme. Et même les dix-neuf années que j'ai de plus que lui ne rattraperont pas le fait que l'espérance de vie du poisson rouge d'appartement est de 1 jour à 1an selon l'age de son propriétaire.

Ne me dites pas que je suis la seule à avoir eu une poisson rouge qui a vécu très peu de temps !! Je ne vous croirai pas. D'ailleurs, moi je suis assez fière de moi, mon premier poisson, il a quand même vécu 5jours, alors qu'il vivait dans une cafetière , euh juste l'espèce de bol hein et puis il était pas sur le système chauffant, il y a des limites à la folie.  Et que je le nourrissais beaucoup trop. Et pour ne rien arranger, il vivait dans ma chambre, où à cette époque je n'ouvrais jamais les volets. Il s'appelait Bulle et a vécu chez moi entre le 9 et le 14juillet 1997, repose en paix mon cher poisson rouge.

Mon deuxième poisson rouge, Bubulle (c'était son prénom, en hommage à Bulle, les poissons rouges c'est un peu des dynasties chez moi, il y a eu Bulle, Bubulle et le prochain sera sûrement Bubullelle) a vécu du 26 novembre 2006 au 10avril 2006, ça doit représenter au moins 600ans en age de poisson non? Ah non? Mince je pensais avoir réussir à établir un record, et ainsi être dans le g(o)uines des records après être passer dans l'émission des records  avec mon poisson rouge mort. Trop la classe !! J'aurai été devant la France entière, du moins celle qui regarde TF1 le samedi soir, ça fait un sacré monde, on dirait pas comme ça, parce que c'est difficile à assumer le fait de regarder tf1 le samedi soir, je sais je sais, moi aussi j'ai eu du mal à sortir du placard pour ça.
Tu crois que pour compter l'âge d'un poisson, il faut  faire comme pour un arbre et le couper puis compter le nombre de cercle?
Alors j'aurai pris mon couteau le plus aiguisé, et je lui aurai tranché la gorge, d'un coup sang, et le sang n'aurait pas coulé puisqu'il aurait coagulé depuis le temps et j'aurai intoxiqué tout le plateau avec l'odeur de poisson décomposé.
Encore une idée pour mon livre "comment assassiner le plus de personnes, le plus discrètement possible? " par Juliette Capulet célèbre dans sa spécialisation en try-serial-killing.

De toutes manières, je sais que je ne suis pas la seule à tuer les poissons puisque "la truite est morte, près d'une rivière, c'était un jour d'hiver"

08.02.2009

3 avril 2007

Mes conclusions sur "jusqu'où je peux aller par amour? " sont que je suis prête à aller vraiment loin; même encore loin que Barbara. Je serais fière d'avoir été contaminée par celle que j'aime, et si elle refusait de me contaminer, je la droguerait, le GHB pourrait m'être très utile dans ce cas , et je la violerais pour attraper sa maladie.  Ou alors je nous couperais le poignet pour mélanger nos sangs et ainsi être liées à la vie à la mort. Peut-être que me faire un shoot de son sang est encore mieux, je serai encore plus sure de tomber malade, puisque tous les trois mois je ferai un test de sérologie et tant que je ne suis pas positive, je me shooterais. Je guetterai chaque rhume avec plaisir en espérant que c'est le signe que le VIH est entré en moi.

Mais ça se complique si elle m'en veut de l'avoir violer et je ne suis pas sure que vouloir attraper la maladie mortelle de l'être aimé  soit une circonstance atténuante pour excuser un viol et avoir une peine de prison moins importante.
Je ne voudrais pas non plus qu'on croit qu'elle mente et que je n'étais pas au courant qu'elle était malade et que par conséquent, je n'étais pas consentante pour avoir cette maladie.

En tous cas , il me serait impossible de lui en vouloir pour m'avoir contaminer puisque je m'imaginerais que c'est par amour pour moi qu'elle ne s'est pas protégée, elle veut qu'on soit au même point et pas que je souffre d'être en bonne santé alors que la sienne va aller de mal en pis . Et au final, il y a sa mort, que je ne serai  pas capable d'assumer. Au moins si nous sommes malades toutes les deux, j'ai la chance de peut-être mourir avant elle.

De toutes façons, j'ai déjà prouvé jusqu'à où je suis capable par amour au mois d'octobre . J'irai jusqu'au meurtre sans problème, elle me dit "va tuer un tel , mon cœur, il me fait souffrir" et j'irai sans réfléchir.

Bizarrement, l'amour et la mort sont dangereusement liés dans mon esprit, je ne m'en étais pas rendus compte avant aujourd'hui.
Finalement, je suis peut-être faite pour n'aimer que la mort, et que toutes mes petites amies meurent d'une manière ou d'une autre.

Amicalement, il m'est plus difficile de me faire une idée de mes points de non-retour. Je ne sais pas en ;fait, ça fait trop de temps que je n'ai pas eu de véritable amies, et les dernières que j'ai eu mon toutes trahis, alors j'ai du mal à accorder ma confiance à présent.  Agathe m'a outé sans me demander mon avis et a fait que j'ai du fuir ma vie d'avant, et avant il n'y avait personne,  ou pas depuis Clara, mais Clara c'est différent, elle n'était pas qu'une simple meilleure amie, elle était ma vie.

Mais théoriquement, je ferai comme Olivia et j'irai me prostituer, pour que ma meilleure amie ne soit pas salit pendant deux fois plus de temps.  Je ne pourrais de toutes manières plus la regarder dans les yeux sans me mettre à pleurer en sachant que par ma faute, elle doit faire "ça" encore plus longtemps.  Il vaut mieux que je sois dans la même merde qu'elle , pour la comprendre et pour qu'on puisse se consoler.

J'ai besoin d'une amie je crois, je ressens un grand manque là tout de suite maintenant, même si j'ai Romane, qui est devenue ma meilleure amie aussi. Si un jour, j'ai un problème avec Romane, j'aimerai pouvoir en parler avec quelqu'un et là j'ai personne. Ca me déprime, je vais pleurer un coup et dormir.  Merci d'être là mon journal adoré.

02.02.2009

28 mars 2007

Depuis mon anniversaire, je suis en pleine réflexion sur l'amour et l'amitié, et jusqu'à où on peut aller pour l'un ou l'autre.  Peut-on tout accepter par amour pour l'Autre? Ca ma ramène aussi à me questionner sur l'adolescence, on peut sûrement expliquer ce retour vers la réflexion par le fait que dans moins d'un an, je ne serai plus une adolescence, je ne serai plus jamais une "teen" , j'aurai un age sérieux et je le redoute. Pourtant, je sais au fond de moi que le moment venu, je serai forte et j'assumerai ma vie d'adulte. Finalement, peu de choses peuvent changer. Je pourrai toujours avoir la carte 12-25ans de la SNCF cela montre quand même plus que mon age le fait que je sois jeune non?
Ma remise en question est basée sur deux livres, Mauvaises fréquentations et on n'est pas sérieux quand on a 17ans. Deux histoires, deux adolescentes, deux vies brisées.


Ma mère m'a offert pour mon anniversaire le livre "On n'est pas sérieux quand on a 17ans" de Barbara Samson connue pour avoir oser parler au premier Sidaction en 1994, alors que j'avais tout juste 6ans, elle elle en avait 20 et se savait condamner. Oui on n'est pas sérieux quand on a 17ans, on se rebelle, on part de chez soi, on arrête l'école, on devient anorexique et puis on se retrouve dans un hôpital dans le sud de la France. On y rencontre un homme plus âgé qui nous séduit par ses poèmes. On tombe amoureux, follement, on se cache pour vivre cette amour interdit, puisqu'on est mineure et lui majeur. On couche ensemble sans rien savoir du passé de l'autre, on rit à la question "t'es séropo?" sans même imaginer à demander la réciproque tellement le sida est loin de notre monde. 
Le temps passe, il sort, on va le rejoindre tous les week-ends, on apprend à vivre le quotidien avec une personne qui se drogue, oh non pas des petits joints, non de l'héroine, on accepte de trafiquer des ordonnances, et d'aller demander à sa place de la méthadone dans les pharmacies, avec notre tête de jeune fille de bonne famille ça passe mieux… et quand ça ne marche pas, on se fait engueuler. On découvre aussi ce que ça fait d'assister à une overdose, on panique , on se prend une vie trop différente en pleine gueule.

Et puis le temps passe, on voit bien que l'amour n'est plus possible et puis un jour, on se décide quand même à faire le test du HIV, puisque entre temps on a appris qu'Il est plombé. Les résultats tombent et sans espoir, on apprend que l'on est séropo aussi,et on se prend en pleine gueule le fait que le premier amour sera aussi le dernier amour innocent. Il faut vivre avec la peur de contaminer l'autre.  Alors on reste avec Lui, celui qui nous a condamné , mais on ne peut plus espérer mieux, et puis on l'aime.

Un jour, on se prend en main, et on ose aller parler devant la France entière de son combat contre la maladie , et pour montrer aussi que le HIV a d'autres visages que celui des droguées ou des homos. On écrit un livre pour raconter son histoire, pour expliquer à quel point on est naifs à 17ans mais qu'il faut se méfier, le monde n'est pas beau et gentil.

Après ce livre, il n'y a plus de nouvelles de l'auteure, j'ai cherché sur google et rien, elle a sûrement voulu revenir dans l'anonymat et pourtant, elle aura marqué une génération, du moins je l'espère, son livre donne une autre vision de la maladie et rappelle que le sida ce n'est pas que chez les autres.


Le deuxième livre qui m'a troublé ces derniers jours, c'est mauvaises fréquentations d'Alain Layrac, sur la force de l'amitié et de l'amour quand on a 14ans. Comment une jeune fille rangée accepte de se prostituer par amour? Et comment sa meilleure amie accepte de le faire aussi pour elle?

C'est une histoire simple, la rencontre entre Delphine jeune fille de bonne famille sans problème et Olivia, une jeune fille rebelle et nouvelle dans la classe de 3eme. Elles deviennent amies par miracle, comme un coup de foudre amical, l'une fait évoluer et grandir l'autre.
Plus tard, il y a la rencontre avec Laurent un jeune mec qui vit seul avec son grand frère , et le début d'une histoire d'amour entre Delphine et lui, au début tout est idyllique.

Rapidement, Laurent se fait virer du lycée pour violence et décide de quitter le pays tous les quatre, Delphine, Olivia, son meilleur ami et lui, mais pour ça, il faut de l'argent, beaucoup de l'argent, alors il a l'idée de demander aux deux filles de se prostituer auprès des garçons du collège et du lycée. 50F la pipe, 10 par jour pendant un mois.
Elles refusent , mais après une tentative de suicide de Laurent, Delphine revient sur sa décision, puis Olivia accepte , par amitié pour Delphine.
Rien ne sera plus jamais comme avant, elles se perdent peu à peu.

Et comme souvent, la fin est catastrophique.

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