17.11.2008

2 janvier 2007

Bonne année cher journal d'amour de mon cœur, eh oui, tu le vois, je suis d'humeur plutôt joyeuse, les effets de ma soirée d'il y a deux jours encore? Hmhm j'en doute. J'ai été très sage, j'ai passé la soirée à parler avec Slany, une amie d'amie enfin je ne me rappelle plus comment je me suis retrouvée à cette soirée donc c'est un peu difficile à expliquer qui est Slany par rapport à moi…. En tous cas, nous n'avons pas fini dans le même lit. 2007 serait-elle année de la sagesse.

Ou peut-être année 2007, année sexe?


C'est à voir plus tard, pour l'instant, je suis restée seule dans mon lit, et je ne suis allée dans celui de personne d'autres. Il faudrait que je me reprenne en main d'ailleurs, ça fait déjà dix jours que je n'ai pas fais la tournée des bars du marais pour trouver de la viande fraîche, mais avec les fêtes ils étaient un peu vide, il n'y avait que des gens connus, et qui dit connu dit déjà testé.


Bref pour en revenir à ma soirée du nouvel an, je me suis donc retrouvée chez une certaine Pénélope, et j'y ai rencontré Slany qui est son amie d'enfance, je semblais beaucoup lui plaire, et comme je ne connaissais personne, nous avons blablaté une grande partie de la nuit, en buvant différents cocktails.


Clara était notre sujet de départ, j'étais arrivée depuis une grosse demi-heure, j'étais seule et je me suis mise à penser à ma puce, dans deux semaines ça fera déjà 4ans qu'elle a préféré fuir, je me suis mise à pleurer et Slany est arrivée en me demandant ce que j'avais, elle a eu peur que je me sois faite aborder d'un peu trop près par un des rares garçons hétéros présents. Elle m'a prise dans ses bras et m'a emmené dans la chambre de Pénélope pour être plus au calme, nous nous sommes allongées sur le lit, ma tête sur son ventre et on s'est confiées, ça faisait du bien, j'avais l'impression d'avoir retrouver une amie, ça m'a rappelé mes soirées avec Agathe … avant. On a donc parlé de Clara, mais aussi de mon départ de Langres sans un regard en arrière, ma rencontre avec Romane, mon agression, sans dire que j'étais mon propre bourreau bien sur,mes cours qui me saoulent, des livres que je lis, la musique que j'écoute.


Et elle m'a raconté sa vie, celle qui était un peu la mienne il y a encore quelques mois puisqu'elle vit chez ses parents, et refait sa terminale L après avoir louper son bac en juin et ses parents sont homophobes et fiers de l'être c'est donc un peu difficile pour elle d'avoir une copine.

Je l’ai écouté avec un sourire nostalgique, les bouteilles d'alcools que nous avions pris dans le salon y aidait sûrement, sa vie était si éloignée de la mienne, j'avais oublié qu'à 20ans (depuis même pas une semaine) on n'avait pas tous à subvenir à nos besoins par nos propres moyens et qu'il est possible de rentrer chez papa-maman le soir, d'avoir sa lessive de faite et le repas sur la table , et surtout de ne pas avoir à s'inquiéter de savoir comment on va bien pouvoir payer le loyer ou la bouffe pour la fin du mois, sauf que la fin du mois ça commence le 10 en sachant que les bourses sont versées le 5...


Mais comment lui en vouloir? Elle a de la chance, vraiment beaucoup de chance , elle a tous les avantages d'être jeune adulte, sans tous les inconvénients excepté de pouvoir vivre une sexualité époustouflante comme la mienne. En même temps, je ne suis pas sure que mes escapades me rapportent beaucoup,enfin si on enlève un nombre assez conséquent de montage au septième ciel.


Ça m'a fait du bien de parler à quelqu'un qui n'avait pas l'envie de me mettre dans son lit, ça n'était pas arrivé depuis longtemps, le consolage par le sexe, c'est bien mais sur le long terme ça ne marche pas tellement finalement, et là après 2mois de sexe sans lendemain, j'avais besoin de décharger mon coeur en parlant à un humain, quelqu'un qui peut réellement me répondre, acquiescer au bon moment, émettre des "quel/le(s) connard(s)/conasse(s)" ou me caresser les cheveux quand ma voix se teint d'une trop grande tristesse, juste pour me dire "ne t'en fais pas, je suis là, je t'écoute".


Vers 6h, Pénélope a voulu se coucher a été étonnée de retrouver son amie sur son lit avec une inconnue, surtout qu'elle pensait qu'elle était partie depuis bien longtemps, nous nous sommes excusées et j'ai raccompagné Slan' chez elle , nous avons échangé nos numéros et je suis revenue à la grotte dans un Paris vide , exceptés les balayeurs et les pompiers, chacun enlevant son type de cadavres, les bouteilles pour les uns, les humains en plein coma éthylique pour les autres.


Paris je t'aime mais plus souvent je te déteste

Ecrire un commentaire