01.09.2008

16 octobre 2006

  Les cours me saoulent, j’ai envie de tout arrêter et de bosser à plein temps, ça serait mieux pour mes finances également, j’ai vraiment du mal à avoir assez de thunes pour me nourrir tous les jours,et ça, même si Gwenina m’invite régulièrement à déjeuner ou dîner. Je ne sais vraiment pas quoi faire, je doute être heureuse en travaillant, mais je ne le suis pas à la fac non plus, du moins pas en psycho, tout est trop abstrait, ce n’est pas ce que j’imaginais en m’inscrivant. Je pensais qu’on étudierait des maladies et là on ne fait que des statistiques. Peut-être que je serai mieux en philo? Je passe ma vie à me poser des questions, la philo pourra éventuellement me donner une part de réponse, et puis j’ai beaucoup aimé mes huit heures hebdomadaire en terminale.

Il me reste encore quelques semaines avant la fin du semestre, je prendrai ma décision après les partiels. Il faut que j’en parle à Nina aussi, puisque nous sommes encore ensemble, et qu’elle ne voudra peut-être pas que je change de filière si je dois aussi changer de fac et là c’est le cas.

En même temps, si je dois choisir entre ma copine que je n’aime pas et des études qui me plaisent, je choisis les études. Les copines ça se changent, alors que mes centres d’intérêts ne vont pas devenir scientifiques du jour au lendemain. Quoi que, certains considèrent la philosophie comme une science, certes une science de l’homme, mais quand même !!!!

Pour Gwen, ça n’a pas évolué, je m’interroge toujours, notre relation se dégrade un peu à cause de nos différences de milieux sociaux qui se font de plus en plus ressentir à travers nos priorités futures. Elle veut garder le niveau de vie de son enfance, et si possible l’améliorer encore plus grâce à son propre argent, alors que moi que je veux gagner assez pour vivre correctement mais être riche et posséder trois appartements parisiens, et un aux quatre coins du monde, ainsi que 1500 tenues griffées, ne font pas parties de mes objectifs.

Je préférerai avoir un appartement de taille normale 100/150m², si j’ai deux enfant, comme je le souhaite, avec la femme de ma vie (que je n’ai pas encore trouvée), pas de voiture sauf pour faire les courses une fois par semaine en la louant, ou pour les vacances, parce que deux enfants en bas age ont vraiment besoin de beaucoup de choses pour une semaine et donc prendre le train devient mission commando avec des sacs de 50kg sur le dos, les pleurs des enfants qui ont perdu leur sucette, l’énervement des mamans et la colère des voisins.

Alors qu’en voiture, on peut emmener la moitié de sa maison sans gêner personne et on en profite bien.

Bref pour en revenir à Gwen, elle veut une vie de luxe, moi une vie plus bohême et même le fait qu’elle ne veuille pas d’enfant parce qu’elle n’aura pas le temps et que ça gênera dans sa carrière fait que notre relation est vouée à l’échec. Je ne vois pas de raison d’être adulte si ce n’est pas pour laisser « un petit bout d’amour, un petit d’éternité » et tant pis si ma future vie ne suit pas le schéma classique, je lutterai avec mes enfants pour que nous soyons acceptés au même titre qu’une famille hétero.

En réalité je peux très bien avoir plus d’éléments classiques que la plupart des familles, j’aurai pris l’option : métro+boulot+dodo, avec travail pour le bien de la société,appartement à crédit, enfants, un chien et une femme.

En gros, si j’étais un homme, nous serions la famille parfaite. Malheureusement, je ne compte pas me faire opérer et de toutes manières, je suis lesbienne pas transsexuelle ou transgenre , donc les psychiatres refuseraient toujours mon changement de sexe.

Il me reste toujours la solution d’être visible afin de bousculer les traditions et se faire accepter par la société, en particulier par les lois puisque comment être considérer comme normal, quand l’Etat te refuse les mêmes droits qu’à un hétero. Nous sommes les prisonniers du monde hétéronormé et des politiques vieux jeux .

25.08.2008

8 octobre 2006

Gwen vient de rentrer chez elle, finalement elle a passé la nuit ici, Romane est aussi rentrée avec quelqu’un, peut-être sa cousine, celle que j’avais vu à moitié nue quand elle était malade peu après mon arrivée. En tous cas, elles riaient bien, Romane arrêtait pas de lui dire « chut, doucement, la petite fille sage de la maison dort ». Ah si elle savait ce que j’étais entrain de faire une heure auparavant elle ne dirait pas ça de moi mais bon, laissons la dans ses illusions, si ça lui fait plaisir.

Cette semaine, on n’était pas beaucoup à la grotte en même temps, entre mes cours, les siens, et mes visites chez Gwen, pourtant depuis qu’elle a commencé la fac, elle sort moins, mine de rien Romane est une jeune fille sérieuse, dans ses études du moins, probablement parce qu’elle ne compte pas passer sa vie à la fac.

Je ne sais pas qu’elle filière elle suit, ni où elle va, ça ne m’intéresse pas tellement. Elle a sa vie, j’ai la mienne et le fait de vivre ensemble ne nous oblige en rien à devoir interroger l’autre sur ses activités extérieur à l’appartement. Bon bien sur, si elle entame le dialogue je ne la rejetterai pas, ne serait-ce que par politesse, mais aussi, parce que son attirail de parfaite butch excepté la gayté a un certain charme qui ne me laisse pas indifférente.

Bref !!! Je ne dois pas penser à ça, maintenant je suis avec Gwen, ça se passe bien à tous les niveaux, donc je ne dois plus/pas rêver de Romane surtout qu’elle doit être héterote et en couple depuis longtemps puisqu’une fille comme elle, quand tu l’as, tu la gardes , elles sont précieuses.

Revenons à nos moutons, je ne sais pas quoi faire avec Gwen, on a aucun problème, ça se passe bien, on peut parler de tout mais aussi rire, au lit c’est génial… mais je ne suis pas à l’aise dans cette relation, et je ne pense pas réussir à l’aimer un jour comme elle elle m’aime déjà. Je ne veux pas la faire souffrir mais je ne veux pas non plus être seule à nouveau. En résumé, je suis partagée entre l’envie de la mettre au courant de mes doutes et le fait de me taire pour garder une relation (sans avenir) en attendant de trouver mieux… ça serait profiter d’elle, et lui donner de faux espoirs donc cette solution ne me plait pas vraiment.

En tout cas, si je devais casser, j’espère pouvoir la garder comme amie, et puis « personne n’est mieux placer qu’une ex pour parler de sa copine actuelle ou de sa future » donc autant en garder une sous la main non? Mais après je devrais en trouver une nouvelle pour pouvoir en parler et si je casse pour aller avec la prochaine, Gwen n’appréciera pas forcement, voudra me zapper et voudra plus me voir, ça serait ballot.

Rolalala c’est « so complicated », tu peux pas devenir quelqu’un de réel pendant un moment ? Juste le temps de me donner quelques conseils et/ou ton avis sur mes problèmes et après tu redeviens un journal… Enfin, je doute que tu puisses te mettre dans la peau d’une jeune demoiselle lesbienne de dix-huit ans en pleine crise existentielle, perdue dans sa vie ainsi que dans la capitale qui est bien trop grande pour elle, en même temps, elle l’aime cette grandeur qui la rend anonyme et inexistante pour les gens qu’elle croise dans les grandes avenues connues de tous. Ici elle peut faire ce qu’elle veut sans que quelqu’un aille chez ses parents pour raconter qu’elle fait des âneries dans la rue. Ici elle n’est connue et reconnue de personne.

18.08.2008

1er octobre

Finalement, nous avons passé la soirée chez Gwenina, aucun film nous intéressait au ciné, nous avons regardé les noces funèbres, Emily est toujours aussi jolie… dommage qu’elle n’existe qu’en images de synthèse, ce film est vraiment super beau, j’étais contente de le voir,enfin revoir, c’était le dernier film que j’étais allée voir au ciné, j’avais du faire une mission commando pour aller à Dijon, puisqu’il passait pas à Langres.

On ne peut pas dire que je regrette la Haute-Marne à ce niveau, au moins à Paris, je peux aller où je veux , quasiment quand je veux, il suffit que je prenne le métro et je suis là où il faut, je n’ai plus besoin de prévoir trois jours avant ce que je fais, je ne dois plus chercher un moyen de faire les 60km qui me sépare de la ville, en plus, comme ils sont super malins, ils ont mis la gare en pleine campagne et donc même si j’avais voulu, je n’aurai pas pu y aller sans l’aide de mes parents…

Maintenant, je prends mon sac, ma carte imagine r, mes chaussures et je vais au ciné si je veux, je vais dans les magasins si je veux, je préviens personne et voilà, j’appelle ça la li-ber-té !

Bref, donc samedi 18H, je me suis faite toute belle (si si c’est possible), j’ai mis mon plus beau baggy grungé avec amour, un t-shirt , j’hésite à prendre un pull, je me dis que si j’ai froid « la fille de la fac » me prêtera le sien, car c’est une parfaite gentlewoman, (L’espoir fait vivre donc laisse moi rêver ! ) , je prends de quoi me payer ma place parce que gentlewoman ou pas, je me fais pas acheter, et me voilà partie pour l’UGC-Bercy. Arrivée devant le ciné, légèrement en avance, je décide de l’observer pendant cinq minutes, elle a l’air un peu stressé donc finalement je sors de ma cachette au bout de deux minutes, je m’approche d’elle avec un sourire assez euh crispé, elle s’avance vers moi, elle me demande si j’ai pas eu trop de mal à trouver, après on regarde les affiches de films, rien ne nous plait, on blablate cinq minutes pour savoir ce qu’on fait.

Puis, elle me dit qu’on peut aller chez elle, l’idée ne me déplait pas, je doute qu’elle soit le grand méchant loup, et même si c’était le cas, je me laisserai manger sans problème. On regarde au métro, on parle de choses et d’autres, on arrive devant son immeuble, mademoiselle avait oublier de me dire qu’elle habite dans le 16eme, eh oui quand je choisis mes copines je ne prends pas n’importe qui hé hé, elle tape le code pour ouvrir la porte, on monte les escaliers, elle ouvre une grosse porte blindée, me fait visiter l’appartement que ses parents louent pour elle et son frère, sauf que son frère vit officieusement chez sa copine…

Après la visite, on se pose ou plutôt affale sur le canapé, elle lance le DVD, et au fur et à mesure du fil, se rapproche de plus en plus de moi, je ne bouge pas, et presque à la fin, elle pose timidement sa main sur la mienne, alors je tourne la tête je lui fais un sourire rassurant et pose mes lèvres sur les siennes, là j’ai un petit choc électrique, je décolle ma bouche sauf que je ne m’attendais pas à ce qu’elle susurre « encore », on ne peut pas dire que ça soit un travail embêtant donc je me suis pas faite prier pour recommencer mes baisers. Je passe mes mains dans ses cheveux, je la bisoute dans le cou, je la fais languir en m’arrêtant dès que je la sens un peu trop partir, je lui léchouille les oreilles, la demoiselle sans prénom à l’air de bien apprécier… et juste au moment où j’allais glisser mes mains sous son t-shirt, on entend la porte s’ouvrir et comme le salon est pile en face, son frère nous voit dans une posture pas super correcte, heureusement ça le fait plus rire qu’autre chose et ses premières paroles sont « bonsoir chère inconnue, je vois que vous vous occupez bien de ma petite fille » « (rouge de honte) euh oui, mais c’est super agréable le baby-sitting avec une si jolie et gentille fille » « oui, je n’en doute pas » , après il s’est approché de nous, et s’est presenté « moi c’est Arthur, le grand frère de Gwenina, et là c’est ma copine Cécilia » « enchantée de faire votre connaissance » « pareillement » . Gwen a moyennement apprécié cette interruption et a rapidement envoyé son frère voir ailleurs si on n’y était, une fois qu’il était parti avec Cécilia, on a repris nos activités là où nous les avions laissé, non ce n’était pas voir la fin du film notre objectif à ce moment là…, c’était plus manuelle et buccale comme activité.

Bref, tu as vu ça comme j’apprends rapidement? Elle se décoince vite la petite Juliette innocente. Mais rassure toi, nous sommes presque restées totalement habillées, eh oui !! Il ne faut pas coucher le premier soir, question de principe. On va plutôt attendre ce soir, puisqu’elle vient à l’appart, j’espère que Romane ne sera pas là, j’ai pas vraiment envie qu’elle sache que j’aime les filles, on ne jamais prévoir les réactions que les gens peuvent avoir face à l’homosexualité …

11.08.2008

27 septembre 2006

Je ne le pensais pas mais les miracles existent !! Une fille de ma promo, trop jolie, m’a parlé aujourd’hui, elle m’observait depuis la pré-rentrée et se demandait pourquoi je suis toute seule, bon euh en fait je vais retranscrire notre dialogue avant de l’oublier.

Imagine, je suis entrain de lire Génération arc-en-ciel sur les marches entre le deuxième et troisième ,avec mon i-pod qui passe Tegan et Sara et puis d’un coup je vois une ombre au-dessus de moi alors je lève la tête et je vois une jeune fille, enfin d’abord des globes puis un jeans tout bien grungé comme il faut, un t-shirt noir avec écrit « I am what am I » et encore après je distingue un joli petit piercing au labret sur le visage d’une jeune fille souriante. Bien sur, j’ai cru que je la gênais pour passer alors je me suis décalée mais elle ne bougeait pas donc j’ai enlevé mes écouteurs en me disant « oh mais peut être qu’elle me parle, il faudrait que je l’écoute »… Bref passons à la discussion à proprement parler :

« Wouhou?? Tu m’entends?

-Oups, désolée j’avais de la musique je ne t’ai pas entendu arrivée

-C’est pas grave.. T’écoutes quoi?

- Tegan et Sara, tu connais?

-Oui !!! Bien sur j’adore

-Oh (rougissante) on a déjà un point commun.. Mais tu voulais quoi au fait?

-Rien de spécial, juste te parler, tu es toujours toute seule, je me suis dis que tu dois t’ennuyer, ai-je tort?

- En partie, j’aime être seule, mais trop de solitude tue la solitude, et ma nouvelle vie parisienne est vraiment vide, mais bon , j’essaye de m’y faire, en même temps je n’ai pas vraiment le choix.

-Tu viens d’où? T’habites où? Pourquoi tu es partie? Tu vis seule? T’as quel age? Tu t’appelles comment?

-Euh… ça fait beaucoup de questions… Alors, je vis seule en collocation à la limite entre le 3eme et le 4eme, à la base je vivais à Langres et je suis partie après une dispute assez violente avec mes parents. Sinon j’ai 18ans et je m’appelle Juliette.

-Oh oh !! Tu cherches ton Roméo? Pourquoi tu t’es engueulée avec tes parents? Tu n’es pas obligée de répondre si ça te gêne.

-(toute rouge) Euh … non je ne cherche pas mon Roméo, c’est justement à cause de ça que mes parents m’ont pris la tête et que j’ai décidé de partir, ils n’accepteront jamais mon choix.

-Ah ouais, je comprends, mais bon c’est pas grave, tu as une nouvelle famille maintenant (avec un grand sourire)

-Ah bon? Qui ça?

-Ben MOI !!!!

-Euh.. Okay Mais on se connaît que depuis trois minutes.

-Non non, tu me connais depuis trois minutes, moi je t’observe depuis que je t’ai croisé le 15. Et pour mieux nous connaître, je te propose d’aller prendre un café tout de suite. Pas la peine de refuser en prétextant un cours, je sais que tu es libre pendant deux heures !! »

Comme je suis une jeune fille polie et obéissante, je l’ai suivie dans un petit café sympa qui est juste à coté de la fac. Là-bas elle m’a présenté trois de ses copines, et à chaque fois, quand elles sont parties elles lui ont dit « joli choix » avec un clin d’œil, je ne sais pas comment le prendre, on va dire que c’était un compliment, enfin il se peut que ça ne soit pas en rapport avec moi, en effet toutes les filles ne sont pas lez… Romane par exemple ne l’est pas… c’est dommage d’ailleurs.

Enfin bref, samedi soir je vais au ciné avec « la fille de la fac » oui ben j’y peux rien si sous le coup de l’émotion j’ai oublié de demander son prénom. C’est facile pour toi de critiquer, tu n’es que papier et tu ne te fais accoster par personne, il n’y a que moi qui t’utilise.

04.08.2008

17 septembre 2006

Aujourd’hui, quand je suis rentrée de la fac, j’ai eu une très très belle surprise, Romane avait rangé tout l’appartement, elle avait même préparé le repas, et elle m’a accueillis comme une princesse. J’ai cru que je m’étais trompée d’étage et que ma voisine du dessous attendait un invité et a cru que c’était moi. Je n’ai même pas eu le temps d’ouvrir la porte, elle m’avait attendu derrière et quand elle a entendu mes pas, elle l’a ouverte avec un grand « Bonjour », puis m’a ordonné d’aller me mettre à table car le repas allait refroidir. Ses spaghetti étaient délicieuses, même celle avec laquelle j’ai failli m’étouffer quand Romane m’a demandé comment s’est passé mon premier jour de cours, je ne savais pas qu’elle était au courant de ma date de rentrée, j’ai répondu timidement, et puis la conversation s’est enchaînée jusqu’à 23h, heure à laquelle je suis allée me coucher afin d’être fraîche et dispo pour mon deuxième jour de cours.

C’est très agréable de pouvoir parler avec Romane, elle a des avis sur tout, mais elle respecte aussi celui de son interlocuteur, elle sait écouter. J’espère que c’est la première conversation d’une longue série

 

24septembre 2006

Ma première semaine de cours est terminée, j’ai passé une semaine seule encore une fois, je suis anonyme au milieu de tous, tout le monde passe à coté de moi sans me voir, c’est normal, je n’ai pas plus d’intérêt qu’un mur. Je vais bientôt oublier comment on fait pour parler tellement j’utilise peu mes cordes vocales…

En amphi je suis seule, en TD aussi… et tous les autres ont l’air d’avoir déjà leur groupes d’amis, c’est pas normal !!! Ils viennent de toute l’île de France voir de toute la France et pourtant ils se connaissent déjà, et ils sont déjà intégrés, c’est pas juste !

Avec Romane, ça va de mieux en mieux,chaque jour quand je rentre de mes cours, un repas chaud m’attend, c’est très agréable, malgré le fait que ça me rende nostalgique du temps où je vivais chez mes parents et que je n’avais qu’à mettre les pieds sous la table. Et puis , cette semaine elle était à la grotte le soir et la nuit, ses amis ont probablement repris la fac ou le travail et donc ils ne restent plus en teufs toute la nuit. Ça m’a rassuré de savoir que je ne suis pas seule à l’appart, j’ai encore un peu peur la nuit, surtout quand j’entends la porte ou le parquet du voisin grincer, heureusement, nous ne vivons pas au rez-de-chaussée et ça limite les risques d’intrusion par les fenêtres. Enfin, il y a toujours le balcon mais peu de monde s’amusera à grimper de balcon en balcon jusqu’au cinquième étage pour voler dans l’appartements de deux pauvres étudiantes qui viennent juste d’emménager et donc n’ont pas vraiment d’objets précieux mis à part une télé, un ordi et une chaîne hifi chacune.

Ah oui, j’ai oublié de t’expliquer ce qu’est la grotte, en fait, c’est le nouveau nom que j’ai trouvé à mon home sweet home, je suis un petit ours et des que je peux, je me réfugie dans ma tanière sécrète et après je ne vois plus personne, comme un ours va dans sa grotte pour se protéger des attaques extérieurs ou va dedans pour hiberner. Enfin bon, j’espère que mon hibernation ne durera pas une éternité j’aimerai bien sortir un jour et me sentir en sécurité dans la rue… c’est pas gagner. Et puis, Romane c’est ma maman ours, mais elle considère que je suis grande et donc que je n’ai plus besoin d’elle, sauf pour manger car je n’ai pas encore appris à chasser par moi-même alors elle doit encore me ramener de quoi me nourrir. C’est triste d’être rejeter par sa mère comme ça, mais ça fait partie de l’apprentissage de la vie, il parait que ça permet de mûrir, tu crois que ça veut dire que pour l’instant je suis toute verte et quand j’aurai fini d’habiter avec Romane, je serai devenue une belle fruite toute rouge? Et puis je serai toute sucrée, brillante et tout le monde voudra me croquer car je serai le fruit le plus mimi qu’il existe?

….

Je crois que je devrais arrêter de rêver, Romane ne va rien faire pour me faire grandir, car ce n’est pas son rôle, elle est ma collocatrice, pas ma baby-sitter et je dois apprendre à ne pas attendre que les autres m’aident, car ils ne le feront pas… c’est dommage mais c’est comme ça.

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