13.10.2008

11 novembre 2006

Il y a deux mois, je te demandais si les miracles existaient aujourd'hui j'ai la preuve que c'est le cas, en effet, en sortant de l'hôpital il y a deux jours j'ai téléphoné à ma mère, j'avais besoin de sentir que je suis aimée, je voulais un point de chute, un nid où être protéger, pour me guérir moralement, pour ça les médecins ne pouvaient rien pour moi, j'étais trop violente avec eux, je refusais leur aide, ils m'ont fait sortir, puisque physiquement j'étais en parfait état. Je ne voulais toujours leur parler, des qu’ils m’approchaient je pleurais, je me pelotonnais dans un coin de mon lit, lit que je détestais d’ailleurs, il n’était que ma prison, une prison blanche, le souvenir de ma folie, ma douleur, mon amour pour Romane, quelque chose que je ne peux assumer. L’aimer c’est mourir à petit feu.


Bref pour en revenir à ma mère, je l’ai appelé en sortant de l’hôpital, j’ai appelé quand j’étais sure de tomber sur elle, puisque mon père était au travail, je ne me sens pas capable d’entendre sa voix et ses reproches pour l’instant. Ma mère a pleuré quand elle m’a reconnu, elle ne croyait pas que c’était moi au début, notre conversation donnait à peu près ça :


« -Allo

-Maman?

-Juliette, c’est toi?!! Juliette? « reniflements »

-Oui, maman, c’est moi, arrête de pleurer sil te plait

- Mon bébé, ça fait trois mois que j’attends ton coup de fil »

A ce moment, j’ai eu envie d’exploser le téléphone contre le mur, ça fait trois mois que je suis partie, et elle n’a fait aucune recherche pour savoir où je suis, et là elle me fait des reproches, mais si elle et son cher mari ne m’avaient pas enfermés, je ne me serai pas enfuis. Mais j’ai gardé mon sang froid et j’ai simplement répondu

« Maman, j’ai besoin de toi, je sors de l’hôpital, je me suis fais agresser par un fou, ainsi que ma collocatrice et son amie, je ne sais pas même pas si elles sont encore en vie, viens me voir sil te plait, j’ai besoin de toi.

-Juju, je voudrais bien, mais je ne sais même pas où tu vis, j’ai aucune nouvelle de toi depuis ta fugue en juillet, mais bien sur que je viens te voir, je reste avec toi le temps que tu veux, dis moi juste quand et où et j’arrive.

-Excuses-moi, je vis à Paris et je veux que tu viennes, le plus tôt possible, mais ne dis rien à papa, je ne veux pas qu’il sache où je suis, je refuse qu’il m’harcèle et me traite d’anormale. Chaque jour qui passe me confirme le fait que je suis homosexuelle, ce n’est pas une passade, c’est un fait, tout comme j’ai les yeux bleus, c’est une partie de moi, j’y suis pour rien, et vous non plus, vous étiez des bons parents.... mais vous ne pourrez pas me changer.

-Je sais tout ça, mais tu nous a pas laissé le temps d’accepter la nouvelle, du jour au lendemain tu nous annonces ça, tu n’as pas chercher a comprendre que pour nous c’était difficile à digérer, t’as brisé nos rêves, mais aujourd’hui, j’ai compris que je dois regarder la vérité en face et que tu es capable de nous oublier si nous ne faisons pas un pas vers toi. Pour ce qui en est de ton père, je ne sais pas s’il fera cet effort, c’est vraiment dur pour lui, tu étais sa petite fille chérie, il rêvait de te mener à l’autel.

-Mais !! Je vais me battre pour avoir le droit au mariage, et il pourra m’emmener devant monsieur le curé, peut-être que le marié sera très féminin et qu’il portera une robe, ou peut-être que ma future femme acceptera de porter un costume pour faire plaisir à son beau-papa.... ou peut-être que papa ne viendra pas.

-Laisse lui du temps, en attendant, tu veux que je vienne quand?

-Des que tu peux, préviens moi avant, que je vienne te chercher à la gare.

- Je regarde mon agenda et je te rappelle. A bientôt. »


Je ne sais pas trop quoi penser de cette conversation, on était très distantes, je crois que nos trois mois de séparations, nous on fait du bien dans le sens où elle accepte un peu mon homosexualité, mais elle est tellement froide, et moi j’ai l’impression de ne plus avoir besoin d’elle finalement, parce qu’elle n’arrive pas à me rassurer alors que je l’appelais pour ça, enfin , on verra quand elle me rappellera et quand on se verra pour savoir comment ça se passe en vrai.

Commentaires

Ah oui effectivement j'ai déjà lu ça le papa qui mène sa fille à l'hôtel........................... autel nan?!?
Lol
Biz à ttes

Ecrit par : geo | 26.10.2008

Oups :x
Je viens de re-corriger ma faute... un jour, je saurai écrire cette phrase lol

Ecrit par : Calyxt | 26.10.2008

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